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Panzar : entre MOBA et MMORPG

Panzar : entre MMORPG et MOBA

Note : 12/20Sorti en Russie en 2009 sous le nom de Forged by Chaos, Panzar est disponible en Europe depuis le début de

Panzar n’est pas de ces jeux que l’on peut facilement placer dans un catégorie. A mi-chemin entre le MOBA et le MMORPG, le jeu puise dans les deux genres pour construire un modèle solide. Les amateurs de League of Legends et Dota retrouveront des arènes instanciées dans lesquelles s’affrontent deux équipes de joueurs, souvent pour le contrôle d’objectifs. Les amateurs de MMORPG retrouveront quand à eux, à l’inverse d’un MOBA, une progression de personnage hors arène avec un arbre de talent propre à chaque classe ainsi qu’un système de crafting et d’équipements.

Des mécaniques classiques mais mal utilisées

Lancé dans le jeu, le joueur devra d’abord créer un personnage en choisissant sa classe. On y retrouve les archétypes basiques que tous les amateurs de MMORPG connaissent par cœur, soit une classe de tank, un guerrier DPS, un healer, un assassin et un mage, complétés par des profils plus atypiques tel que la sorcière de glace (une classe de soutien), l’artilleur (un DPS à distance capable d’installer des tourelles automatiques) et le sapeur (un ingénieur qui soutien son équipe au moyen de téléporteurs et de totems). Les classes du jeu correspondent aussi à une race de personnage (Orc, Nain ou Elfe).

Classes Panzar

Les différentes classes sont complémentaires

Les parties en arènes instanciées sont basées sur des modes de jeu classiques tels que le TDM (match à mort par équipe), la capture de points ou encore l’attaque et la défense de forts. Mais même si ces modes de jeu n’ont rien d’original, le mélange fait un bon effet et le plaisir de jouer est présent. Les différentes classes sont complémentaires si elles sont bien utilisées et chacune a son rôle a remplir pour que la bataille soit remportée.

Mais c’est là aussi que Panzar peut devenir frustrant, comme tout jeu d’équipe. Difficile de s’organiser quand on joue sans connaitre ses alliés. Au final, on se retrouve le plus souvent avec des combats désorganisés dans lesquels les classes les plus puissantes sont sur-représentées par rapport au reste. Les parties sont donc inondées de Berserkers, des guerriers au corps à corps qui combinent un bonne défense avec des attaques dévastatrices ainsi que les Artilleurs et leurs mitrailleuses automatiques qui leur donne un contrôle de la carte excessif.

Les mécaniques des modes de jeu sont elles aussi mal pensées. Ainsi, quand la plupart des modes de jeu consistent à capturer ou à garder des points de contrôle, le système de jeu ne récompense pas assez les joueurs qui se concentrent sur les objectifs. Résultat : les 3/4 des joueurs se contentent de pourchasser les ennemis sans chercher à jouer les objectifs, si bien que vous pouvez vous retrouver seul sur un point de contrôle pendant la quasi-totalité d’une partie.

Des aspects positifs masqués par trop de défauts

Le jeu est graphiquement très agréable

Le jeu est graphiquement très agréable

Mais sous tout ces petits défauts, Panzar dispose aussi de plusieurs aspects positifs. Le premier réside dans l’aspect graphique du jeu. Panzar utilise ne effet le moteur graphique CryEngine 3 de Crytek, célèbre moteurs des FPS Crisis 2 et Crisis 3. Plutôt bien utilisé, le moteur donne naissance à des environnements de qualité (sans même que les paramètres graphiques soient poussés au maximum) mais aussi variés ! On passe d’une forteresse Orc à une arène de gladiateur ou même une forêt verdoyante.

Autre aspect positif de Panzar, le système de crafting. A chaque fin de partie le joueur gagne des ressources qui lui permettent ensuite de fabriquer divers objets dans la forge, que ce soit de nouvelles armes et armures ou des runes et des potions. Il est aussi possible d’acheter ou de récupérer de nouveaux plans de fabrication donnant accès à de nouveaux crafts.

Mais encore une fois, toutes ces qualités se retrouvent noyées par les défauts de Panzar. Le gameplay se trouve dégradé par les animations rigides et lourdes des personnages. On a souvent l’impression de diriger un char d’assaut plutôt qu’un simple personnage. Les affrontements pâtissent de ce gameplay qui les rend souvent lents et moins stratégique (on se contente de taper droit devant soi à défaut de pouvoir se mouvoir comme on le souhaite).

L’absence de barres de vie sur nos adversaires nous empêche aussi de savoir si l’on peut l’attaquer de front ou si l’on doit fuir. Là encore c’est l’aspect stratégique du jeu qui en prend un coup au profit d’une approche plus bourrin. Reste donc un jeu au potentiel mal exploité qui vaut le coût d’être essayé au moins une fois mais aura du mal à vous occuper plus d’une journée.

-Alguard-

Site officiel Panzar

Les + :

 – Un mix original entre MOBA et MMORPG

 – Un design de qualité basé sur un moteur graphique solide (CryEngine 3)

 – Un système de crafting intéressant

Les – :

 – Un gameplay rigide et lourd

 – Un manque d’équilibrage

 – Des mécaniques de jeu trop imparfaites

Alguard
Alguard - Seigneur de Free to PC et chasseur de dragons

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